Bonjour !

Ce matin, je suis à Ax-les Thermes, en Ariège, où je suis resté trois jours à travailler avec ardeur, à écrire mon nouvel ouvrage : « Terre d’Eden ». C’est un essai philosophique, où l’actualité de notre monde vient à s’éclairer à la lumière des Ecritures sacrées, la Bible, le Coran, la Bagavad Gita, le I Ching, le Shin Shin Ming, le Tao Tö King, les Yoga Sutra de Patanjali, le Popol Vuh, et quelques autres diamants de sagesse immémoriale. C’est un peu fou, mais c’est le neuvième ouvrage que je rédige depuis le début de l’année. Je souffre joyeusement d’une addiction matinale à l’écriture. Ca me prend bien avant l’aurore, chaque matin. Je saute du lit à quatre heures, le plus souvent. Je prends une douche pendant que le café coule. Et quand la cafetière a fini de chanter, je me mets à ma table de travail, où que je sois (car je voyage beaucoup, beaucoup). Je trempe ma plume dans l’or noir où scintillent les étoiles, et, sous leur dictée, j’écris, à la main. Il y a eu « La Légende de l’Icône », en janvier et février, un roman en triptyque. Puis, en mars,  « La Voix du Coeur », où je propose des exercices, au fil de trois chapitres intitulés : « La Lumière du Souffle », « La Résonance des Lettres » et « Approche du Chant Sacré ». Puis, en avril, il y a eu « Lettres à Léa », en mai  « Chemin faisant, vers un Amour infini ». En juin, ce fut « L’Amour de ma vie ». En juillet et août, « Apocryphe 2022 ». Lorsque le texte est achevé, je passe à la phase rédactionnelle en transcrivant mon manuscrit sur l’ordinateur. Et je me rends compte avec surprise, chaque fois, que je ne change presque rien, comme si je tapais un texte tracé par une main inconnue. Souvent, dans cette phase, je pleure de joie. Une joie sans cause. Ou alors une cause qui ne peut être nommée, tellement elle est vaste, lumineuse, indicible, impossible à embrasser avec quelque vocable.

Il est cinq heures. Une gorgée de café, une cigarette sur le balcon de la chambre d’hôte de Lucille et Jean, un couple de retraités qui vivent paisiblement. Jean passe ses journées à sculpter le bois, à révéler des formes harmonieuses dans des morceaux de branches mortes cueillies dans les bois. Elle fait le jardin, s’affaire dans sa petite cuisine. Hier soir, vers dix-huit heures, elle est venue discrètement frapper à la porte, à l’étage, où est ma chambre-atelier. Elle m’a demandé si je voulais un thé, m’a demandé si j’avais mangé, et m’a dit que j’étais invité chez leurs voisins, Françoise et Daniel, qui désiraient me rencontrer, m’offrir l’apéro, m’écouter sur leur piano Pleyel. Un peu plus tard, je suis allé honorer cette invitation impromptue. Nous avons parlé jardin, famille, souvenirs d’enfance, et aussi, brièvement, des comiques espiègleries d’Emmanuel Macron et de son remaniement ministériel, de la nouvelle Ministre de l’Ecologie qui vante les bienfaits de l’huile de palme pour la santé des bébés. Quelle mascarade. Je me demande comment les Français peuvent encore voter ! Ca me désole un peu, beaucoup, de voir, au fil des décennies, mon pays d’origine sombrer dans un chaos stratégique, une décadence calculée, diabolique. Heureusement, sur la commode du salon, il y avait la photo de leurs petits enfants, si joyeux, si beaux. Ils sont la lumière du monde, avec les étoiles dans leurs yeux, qui promettent une aurore, des aujourd’hui qui chantent. Puis j’ai joué du piano. Du Bach, du Scriabine, du Sisask, et une composition : « AlleluiA de Rachel », inspirée de quelques notes retrouvée dans une vieille Torah défrichée par Suzanne Haïk Ventura. Puis Daniel m’a dit qu’il aurait aimé apprendre le piano plus jeune, qu’à son âge s’était difficile. Il m’a demandé de jouer du Chopin. Je lui ai répondu que je le jouait très mal, que je préférais m’abstenir, et que la musique, trop romantique à mon goût, de Frédéric Chopin m’ennuyait. A la place, je lui ai joué quelques brèves pièces de Gurdjeff, Mompu, Arvo Pärt.

Ce matin, j’ai discrètement Chanté sous les étoiles, en allant faire quelques pas dans la rue du village. J’ai Chanté le « Ombra mai fu » de Haendel, que je vais enregistrer lundi à Winterthur pour illustrer d’un peu de musique ce site. Vous pourrez l’écouter bientôt. Je vais aussi enregistrer mon AlleluiA de Rachel au piano, et quelques brèves vidéos qui illustreront chaque page du site.

Ce matin, j’aimerais vous appeler à la bonne volonté. Mettez tout votre coeur à ce que vous aimez faire, avec toute votre ardeur. « Le monde a soif d’Amour, apaise-le », me souffle Arthur Rimbaud à l’oreille. Et Mahatma Gandhi de nous intimer : « Sois le changement que tu souhaites dans le monde ! ». Oui, c’est ça ! Chacun à son champ, son atelier, son ouvrage. Nous semons les graines d’une forêt en devenir, où nos enfants joueront, grimperont dans les les arbres, apprendront le nom de toutes essences, le nom des étoiles du ciel, et, qui sait, rencontrerons l’amour de leur vie. Notre tâche est merveilleuse. Il s’agit d’être patient, perspicace, créatif. La révolution du Coeur est en marche. La convergence des consciences est en cours. Et l’espérance est une vertu qui a fait ses preuves dans les périodes les plus sombres que notre Humanité a traversées, comme au sein de celle qu’elle traverse aujourd’hui. Nous sommes des créateurs, des artisans de joie, des bâtisseurs de cathédrales invisibles. C’est à nous de créer et d’offrir ce que les gouvernements et les puissances financières qui les manipulent sont incapables de nous donner, par ignorance, par aveuglement, par ivresse de puissance. Nous sommes des créateurs, des artisans, des bâtisseurs d’un monde à inventer, pour le bien de tous les êtres.

Je vous souhaite le Meilleur dans votre vie de tous les jours, dans celle de vos proches et vos lointains. Et une toute bonne, toute belle journée ! »

Léo Verne, Ax-les-Thermes, le 19 octobre 2018, cinq heures.

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